TROIS TEMPLES BOUDDHISTES AU JAPON


Outre les sanctuaires shintos, le Japon compte aussi de nombreux temples bouddhistes. Les deux religions peuvent même apparaître comme complémentaires dans la vie du Japonais lambda.

Les temples bouddhistes sont appelés tera ou jiin.

(Read me in English, baby!)

Senso-Ji
Senso-Ji

Au niveau de l’architecture, les temples bouddhistes ne diffèrent pas forcément des sanctuaires shintos, la séparation de l’un et de l’autre ne datant que de l’ère Meiji (en 1868). Auparavant, il n’était pas rare de trouver un sanctuaire shinto à côté voire à l’intérieur d’un temple bouddhiste. Ainsi, on y trouve aussi un bassin de purification, des plaques votives, des oracles, des boutiques d’amulettes, des lanternes. La différence notable se situerait peut être dans la présence de pagodes à plusieurs étages, que je n’ai pas aperçues près des sanctuaires shintos. La porte d’entrée est aussi plus imposante que les torii, et en général elle est gardée par deux statues imposantes (souvent de grands ‘mecs’ musclés qui font des gueules effrayantes).

Tout d’abord, il est très difficile de ne pas se sentir mal à l’aise avec ces croix gammées PARTOUT. Il s’agit en fait de Svastikas, la croix gammée étant inclinée et pointant à droite. Ces Svastikas sont ici des signes de bon augure et représentent le bouddhisme. D’ailleurs sur la carte touristique de Kyoto, tous les temples bouddhistes seront représentés par une Svastika.

Ensuite, les temples bouddhistes sont beaucoup plus fastes et dorés que leurs confrères shintos. Je les trouve beaucoup plus bruyants et peuplés. Néanmoins, au niveau de l’architecture, je dois dire qu’il est difficile de ne pas tomber amoureuse des pagodes colorées. Au niveau de la prière, c’est à peu près pareil aussi, sauf que l’on ne tape pas dans les mains.

Comme j’ai été assea chanceuse pour visiter plusieurs temples Bouddhistes dans trois villes différentes, viens je t’invite dans ma balade à Tokyo, Nagano et Kyoto!


SENSÔ-JI, ASAKUSA, TOKYO

Avec Keiko & Noriko sur la Namikase dori

Le Sensô-Ji est le plus vieux temple de Tokyo, il a été construit 645. Il est dédié à la déesse Kannon, qui symbolise la compassion. La légende raconte que deux pêcheurs qui pêchaient dans la rivière Sumida trouvèrent une statue de Kannon dans leurs filets. Ils se convertirent alors au Bouddhisme et dédièrent leurs vies à Bouddha. Malheureusement le temple a été détruit par les bombes pendant la Seconde Guerre Mondiale, mais a été brillamment reconstruit comme un signe de paix pour le Japon.

Ce qui impressionne vachement au premier abord, c’est cette allée d’environ 89 échoppes pour arriver jusqu’au temple. D’abord, on passe la porte de Kaminarimon (‘la Porte de la Foudre’) avec ses deux statues impressionantes des déités du vent et du feu, pour ensuite arriver dans cette allée, la Namikase-dori où on peut trouver toutes sortes de souvenirs et de nourritures typiquement japonaises. Apparemment les commercants ont investi l’endroit il y a déjà plusieurs siècles flairant le bon commerce touristique. Quoi de mieux qu’un lieu de renommée internationale pour vendre des souvenirs à prix fort, hein?

Noriko m’achète un bâton d’encens que je dois brûler et déposer dans le gros encensoir. Ensuite, nous faisons de grands gestes pour diriger la fumée vers nous, principalement vers la tête, afin de se purifier. En brûlant mon encens, je me suis également cramée la main, merci Bouddha !

Le bâton d’encens qui s’apprête à me cramer

C’est au Sensô-Ji que Noriko m’initie à l’oracle et ses divinations. En fait, il s’agit de payer un peu d’argent pour recevoir une prédiction sur un bout de papier venant d’une boîte à Omikuji, que l’on précédemment bien secouée pour mélanger. Dans mon cas, je reçois d’abord un bâton avec un numéro et je vais chercher la prédiction correspondante dans des petits casiers numérotés. J’ai de la chance, le numéro 50 est de très bonne augure, il me dit même « to start a trip is good ! » parmis pleins de choses trop classes. En fait, il y a plusieurs types de chances à l’Omikuji: la chance utlime c’est le daikichi, la chance classe c’est le chûkichi (celui que j’ai eu), la petite chance c’est le shôkichi, la micro chance c’est le suekichi et la grosse poisse bien merdique c’est le kyô. Keiko aussi a de la chance, par contre Noriko et Takafumi ont eu de très mauvaises prédictions. Et ici, au Japon, quand l’oracle te prévoit de la m****, il t’en prévoit pour tous les aspects de ta vie ! Amour, santé, argent, succès, tout y passe ! C’est donc pour conjurer le mauvais sort qu’ils attachent leurs prédictions sur des petites barres prévues à cet effet ou à des branches d’arbres.

 Le Sensô-Ji est un bâtiment superbe, avec ses belles couleurs rouges. Mais comme c’est le temple le plus célèbre de Tokyo, il y a foule et surtout beaucoup de Chinois! On pressent quand même que l’endroit perd de son authenticité, avec la foule touristique et les commercants aux aguets.

Statues de Buddha

Y ALLER:

Senso-Ji, Tokyo. JR Yamanote ou JR Chuo Line jusqu’à Kanda Station, puis Ginza Subway Line pour Asakusa.


ZENKÔ-JI, NAGANO

Entrée du Zenkô-Ji

Le Zenkô-Ji est le temple le plus populaire de Nagano. Il a été construit au VIIème siècle et a légende raconte qu’il abrite la toute première statue du Bouddha ramenée au pays. Malheureusement, on ne peut la voir, elle reste à l’abri des regards et ne sera jamais montrée à quiconque. Apparemment on peut voir une réplique tous les six ou sept ans (!!) lors d’une cérémonie appelée Gokaichô qui rameute beaucoup beaucoup de monde.

Dans ce temple, je ferais l’expérience de la « clé du Paradis » avec Noriko et Masashi. Le principe, traverser un souterrain dans l’obscurité complète, en touchant le mur pour se guider, et trouver la clé sensé offrir le salut. Au temps pour moi, j’ai trouvé la clé. A la sortie, un japonais travaillant au temple me dit de me regarder dans le miroir. Car il y a un « avant » et un « après » la clé du Paradis. Je ne remarque rien de particulier, si ce n’est que j’ai déjà pris bien cher avec le soleil, et que j’ai l’air d’une baroudeuse en carton avec mes bleus sur les épaules, ma brûlure sur la main et mes égratignures sur les jambes depuis l’aventure au Monkey Park. C’est le moment idéal pour toucher une petite statue de Bouddha dorée aux endroits qui me font mal, afin de guérir plus vite, comme me l’explique Noriko.

Lanternes

Y ALLER:

Zenko-Ji, Nagano. Peut être rejoint à pied ou en bus depuis JR Nagano Station.


KIYOMIZU-DERA, HIGASHIYAMA, KYOTO

Pagode avec vue

Le Kiyomizu dera de Kyoto est inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 1994. Il s’agit d’un ensemble immense de temples bouddhistes et de sanctuaires shintos, probablement l’endroit le plus célèbre de la ville. Il a été construit en 778, mais les bâtiments actuels datent de 1633 puisque tout a été réduit en cendres lors d’un incendie.

Ici, je ferais l’expérience d’un autre souterrain, le tainai meguri, dans lequel je vais apercevoir, au milieu de l’obscurité, une pierre ronde et brillante, que l’on peut toucher pour faire un vœu. Evidemment je me souhaite une bonne chance dans mes voyages. Et un peu de bonheur aussi.

Le complexe est aussi célèbre pour ses deux pierres de l’amour, situées dans le sanctuaire shinto de Jishu-jinja. Ce sanctuaire est dédié à Ôkuninushi, le Dieu de l’amour et des compatibilités amoureuses. Si l’on parcourt sans encombres et les yeux fermés les 18 mètres séparant les deux pierres, on trouvera l’amour bientôt. Je n’ai pas essayé, l’endroit était pris d’assaut par des adolescents de toutes nationalités. Avec le recul je me dis que j’aurais dû, étant donné l’état catastrophique de ma vie amoureuse. On remettra l’amour à plus tard, hein !

Le complexe est à flanc de colline, et la vue sur Kyoto est imprenable. La pagode est aussi très jolie, je prends 40 mille photos de l’endroit, de ses temples, de ses chemins, de sa cascade. Je suis enchantée.

Vue de Kyoto

Y ALLER:

Kiyomizu dera, Higashiyama, Kyoto. Bus n°100 ou 206, arrêts Gojo zaka ou Kiyomizu-michi.


Kiyomizu Dera, Kyoto

Visiter les temples Bouddhistes et Shinto du Japon est une partie indispensable à toute aventure japonaise. Sachant que les deux religions cohabitent pacifiquement est quelque chose d’à la fois étonnant et inspirant. L’adage dit que ‘les Japonais sont nés Shinto et meurent Bouddhistes’. Ce n’est pas qu’une phrase en l’air, puisque les Japonais vénèrent avec la même ferveur les kami ou Bouddha.  

J’ai adoré cette immersion dans la religion japonaise. J’ai aimé à la fois l’architecture incroyable et les rituels traditionnels comme l’Omikuji et les les Ema. Mettre le pied dans un temple au Japon c’est un peu plonger dans la culture et la tradition Asiatique, avec toute la beauté qui va avec.


TROIS TEMPLES BOUDDHISTES AU JAPON
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