Je pense donc je fuis

SAIGON EXPRESS

SAIGON EXPRESS

Il m’embarque sur sa mobylette pour me montrer la ville. Je me prends le Vietnam, je me prends Ho Chi Minh dans la figure ! Quand j’arrive dans un nouveau pays, c’est toujours un peu le choc culturel, j’essaie de saisir le sens, la direction, le mouvement des vies, des peuples. Ce n’est pas tant une surprise puisque j’ai lu sur le Vietnam, j’en ai vu des films, des photos.
Mais là, sur la mobylette d’Alessio, c’est une toute autre histoire : j’expérimente le Vietnam à travers une palette complexe de sensations.

ET JE TOMBE AMOUREUSE TOUS LES 4 MATINS

ET JE TOMBE AMOUREUSE TOUS LES 4 MATINS

J’attends souvent le prochain feu vert, le prochain train en partance vers une nouvelle remontée mécanique qui fera valser mes chaussures aux vents, me fera m’enflammer comme la première fois, avec le goût grisant du vertige dans la bouche. J’ai des papillons qui s’agitent dans mes tripes dans la montée, peut être que je vais trop haut?
Mes pieds déjà ne touchent plus le sol quand t’as pris ma main  dans les ruelles de Kyoto.