WALAMI TRAIL – ENTRE CASCADES ET PONTS SUSPENDUS DANS LE YUSHAN


A la mi-septembre 2017, je quittais le World Inn pour quelques semaines d’aventures. J’avais pour objectif de passer au moins une nuit en montagne sur le Walami Trail. Mais comme c’était la belle saison de typhons, mon plan est (encore) tombé à l’eau. Je suis partie visiter l’île de Lanyu à la place pendant une bonne semaine (faudra que je vous raconte bientôt cette expérience inoubliable), et lorsque je suis revenue sur Taïwan, le temps était enfin plus clément. Je n’avais plus le temps pour passer la nuit dans les bois, mais je pouvais quand même tenter de faire la randonné dans la journée.

Et franchement, entre les cascades et les ponts suspendus, j’ai pas été déçue !

(Read this post in Engish, baby!)


Le Walami Trail est la première section du côté Est de la fameuse randonnée du Battongguan Crossing Trail, un trail qui parcourt le Parc National du Yushan de Taïwan d’Est en Ouest (et inversement). Il s’agit d’un ancien chemin construit au XVIII ème siècle puis restauré durant l’ère Japonaise pour garantir une meilleure liaison Est/Ouest mais aussi un contrôle plus accru des populations aborigènes des environs. On retrouve d’ailleurs sur le chemin d’anciens postes de police et des villages datant de cette période. On peut faire la liaison entre Yuli à l’Est et Dongpu à l‘Ouest en 7 à 10 jours environ, en traversant la chaîne de montagne du centre de l’île, sur 90 kilomètres.

Quant à la section du Walami, communément appelée ‘Walami Trail’, elle s’étale sur 14 km, et commence quelques kilomètres après les fameuses Nanan Waterfalls. Les durées divergent d’un site à l’autre pour faire l’intégralité de la randonnée et revenir, mais disons qu’il est possible de la terminer en une journée et 8 heures de marche en moyenne. La première section du Walami, jusqu’à Shanfeng ou Jiaxin, est très appréciée des Taiwanais qui viennent y randonner l’après-midi et profiter de la fraîcheur des embruns des cascades. Quant à la section après Jiaxin, je n’y ai croisé personne.

Si t’as dans l’idée de faire la totalité du Battongguan Crossing Trail, le blog de Robert Scott Kelly regorge d’informations utiles (mais c’est en Anglais par contre).

Tu trouveras aussi pleins d’infos sur le Site Officiel du Parc National du Yushan.


SOMMAIRE


INTRODUCTION AU WALAMI (t’as dit Salami ?) TRAIL

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  • QUAND Y ALLER ?

Il est toujours mieux d’aller randonner quand il fait beau, mais le Walami Trail est assez simple pour pouvoir y aller toute l’année. Cependant, de Mai à Septembre, saison des typhons oblige, il peut y avoir de grosses pluies et des tempêtes, causant des glissements de terrains et autres éboulements : certains sentiers sont alors fermés pour raisons de sécurité. Certains sentiers sont aussi fermés en Février pour maintenance.

Il est donc mieux de savoir à l’avance si le sentier sera ouvert, et on peut s’assurer de l’état des sentiers en temps réel sur le site officiel à cette adresse :

VERIFIER L’ETAT DES SENTIER


  • COMMENT Y ALLER ?

L’entrée du Walami Trail se situe à 25 km environ de la ville de Yuli, environ 6 km après le Nanan Visitor Center, 4km après les cascades du même nom. A ma connaissance il n’y a pas de moyen de transports prévus pour s’y rendre depuis Yuli, donc il faudra prévoir son propre moyen de transport – vélo, scooter, ou auto stop.

L’avantage du vélo ou du scooter, c’est de pouvoir s’arrêter en chemin aux cascades de Nanan, qui se trouvent quand même 4 km avant l’entrée du trail.

J’ai testé l’auto stop à la fin de la journée, en revenant du trail, et je n’ai pas attendu plus de 3 minutes. Un vieux Taiwanais m’a pris dans sa voiture pour me ramener à Yuli, il randonnait en même temps que moi sur la dernière partie du trail, du coup il m’a reconnue sur le bord de la route !


  • QUE METTRE DANS TON BACKPACK ?

Comme toujours avec le temps à Taiwan, il faut parer à toutes éventualités et emmener à la fois veste de pluie et de la crème solaire, une casquette et des lunettes de soleil, un t-shirt et un pull chaud. Prévoir de l’antimoustique si comme moi les suceurs de sang t’ont à la bonne.

Il n’y a pas d’approvisionnement après le Nanan Visitor Center, donc il vaut donc mieux prévoir une grosse bouteille d’eau (il est possible de trouver de l’eau potable à Jiaxin, environ 5km après le début de la randonnée) et de quoi se nourrir pour la journée.


  • PREVOIR UN PERMIS DE RANDONNEE

A partir de Jiaxin justement, le sentier du Walami Trail requiert un permis de randonnée. J’y suis allée sans permis, et je n’ai pas eu de contrôles, mais dans le cas par exemple où tu souhaiterais passer la nuit dans la Walami Cabin (c’est gratuit, mais il faut réserver à l’avance), je te conseille tout de même de faire un permis.

Il vaut mieux faire sa demande au moins 7 jours à l’avance. Le bonheur c’est qu’il est possible de faire sa demande en ligne, sur le site web du Parc National du Yushan. Tout ce qu’il te faut c’est un numéro de passeport, un numéro de téléphone (local de préférence) mais aussi un contact d’urgence (de préférence Taïwanais) qui ne fera pas la randonnée avec toi. Une fois le précieux permis imprimé avec toi, il te faut le faire valider au Nanan Visitor Center.

DEMANDER SON PERMIS D’ENTREE AU PARC

Il te faut aussi un ‘Mountain Entry Permit’ (Permis d’Entrée en Montagne) de la Police Nationale – laquelle est située juste après le Nanan Visitor Center. On peut aussi faire sa demande en ligne suffisamment à l’avance, mais malheureusement je n’ai pas trouvé de version anglaise :

DEMANDER SON PERMIS D’ENTREE EN MONTAGNE


C’EST PARTI POUR LE WALAMI, CHERI !

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  • NANAN WATERFALLS

Sur le chemin qui mène à l’entrée du Walami Trail, mon hôte Couchsurfeur, Damien, s’arrête d’abord aux cascades de Nanan. Il est tôt ce matin, Damien me conduit avant de commencer son boulot à l’Eglise de Yuli, et il m’assure qu’il n’y a rien de mieux qu’une baignade matinale dans les cascades pour bien commencer la journée !

On escalade la rembarde de sécurité, parce qu’en vrai il est plutôt interdit de se baigner dans les cascades. Mais Damien m’assure qu’à cette heure il n’y a personne. On croisera juste un Américain, venu lui aussi profiter du calme des aurores pour se baigner. J’ai mis mon maillot de bain ce matin, toute prête à foutre ma gueule sous l’eau, mais bordel c’est bien trop froid ! L’eau m’arrive à la taille, je frissonne. Mais Damien a bien raison, lui qui saute la tête la première dans l’eau glacée : je suis fin prête et toute pleine d’énergie pour ma journée de randonnée dans les montagnes du Yushan.


  • ENFIN SUR LE WALAMI TRAIL !

Jusqu’ici le chemin est plutôt facile, un peu comme une balade en forêt. Je passe devant l’ancien poste de police de Shanfeng, (‘山風’ qui veut dire ‘vent des montagnes’ en Chinois). Le poste de police a été construit en 1920 et abandonné en 1944 lors de la défaite des Japonais. On trouve de nombreux postes de police abandonnés dans les montagnes de Taïwan, ces derniers servaient à contrôler les populations aborigènes qui résistaient férocement au régime Japonais.

Après les ruines recouvertes de végétation, je traverse mon premier pont suspendus Shanfeng Suspension Bridge N°1 qui m’offre des vues incroyables sur les montagnes (et quelques palpitations aussi – oui j’aime d’amour les ponts suspendus, mais j’arrive jamais à faire taire mon équilibre instable qui me souffle que je vais basculer dans le vide) ainsi que sur la cascade que je m’apprête à découvrir.


  • SHANFENG WATERFALLS

Le sentier m’invite à prendre un chemin secondaire, ainsi qu’une bonne volée d’escalier pour descendre vers les cascades de Shanfeng. J’y fais une petite pause, l’endroit est bien trop accueillant pour ne pas s’y arrêter quelques instants.

J’enchaîne avec mon deuxième pont suspendu, Shanfeng Suspension Bridge N°2, qui est exactement le même depuis les années 1930. Oui oui, même les gros câbles en acier n’ont pas changé depuis il paraît. Sur l’entrée sont gravés en Chinois -mais dans un style très Japonais – les caractères désignant le Pont de Shanfeng. Depuis le pont, j’ai un tout autre angle de vue sur les cascades, qui s’en vont rejoindre la rivière Lakulaku.


  • JIAXIN

Je continue mon bonhomme de chemin, en traversant de petits ponts et de petits ruisseaux. Je serpente sous les falaises, avec à mes côtés la vue sur les montagnes du Yushan et en contrebas la vue sur toute la vallée. Le sentier est un peu étroit, mais diablement excitant, j’aurais presque envie de sautiller.

J’arrive à Jiaxin, la transcription Chinoise du mot ‘Kashin’ qui signifie ‘paysage superbe’ en langage Bunun (ça va les chevilles ?). Les Bunun sont une des nombreuses tribus aborigènes vivant dans les montagnes. Jiaxin abrite aussi un ancien poste de police de l’ère Japonaise, puisque Jiaxin se trouve à l’intersection avec un autre sentier de randonnée, le Asanglaiga Branch Trail qui redescendait jusqu’au village d’Asanglaiga, sur la rive nord de la rivière, là où l’on pouvait trouver une école pour aborigènes ainsi qu’une clinique.

A Jiaxin, je trouve des toilettes, de l’eau potable, et une belle aire de pique-nique où il est aussi possible de camper. Je refais le plein, je m’empiffre de crackers aux oignons verts. Je regarde avec un brin d’anxiété ma progression dans Maps.Me, il faut que je sois de retour à l’entrée du trail sur les coups de 16h si je veux arriver à temps à Yuli pour prendre l’apéro à l’Eglise (si tu veux comprendre en détails cette phrase abracadabrante, je t’invite à lire plus bas mes aventures à Yuli).


  • DANS LA FORÊT

A partir de là, le sentier est réservé aux seuls détenteurs du permis de randonnée. Je ne l’ai pas, mais je tente le coup quand même, j’ai envie d’aller voir plus loin. Je serpente dans la forêt un bon moment, prend des tours et détours sur une chemin de cailloux créé à même un énorme éboulis – c’est bien par là le chemin, j’me surprends à me demander de temps à autre ? Mais oui c’est bien là, mes petits pylônes marrons sont là de temps en temps pour me le rappeler ainsi que les bandes jaune fluo qui m’empêchent de m’égarer dans les éboulis.

On m’informe plusieurs fois sur les dangers que représentent les ours en chemin (mais aussi les serpents, les guêpes, les sangsues, et les chutes de rochers), et ça commence à me déstabiliser sévère ces histoires, à tel point que je me une frayeur de ouf à sursauter au passage… d’un oiseau. Paie ta sueur froide suivie d’un gros fou rire.

Mais en vrai, j’ai rencontré quelques créatures plutôt sympathiques en chemin. Tiens j’te présente mes nouveaux amis:


  • HUANGMA SUSPENSION BRIDGE

Je passe par Huangma, un ancien poste de police dont il ne reste rien. L’endroit est devenu un paradis pour les fougères, les fleurs, et les abeilles. J’aperçois depuis la clairière les nuages qui décorent les montagnes en face.

Je traverse d’autres petits ponts, d’autres petits ruisseaux, et je suis toujours enchantée. Je croise aussi une stèle au milieu de la forêt, probablement un souvenir laissé là par les Japonais, jusqu’à ce que j’arrive au pont suspendu de Huangma, dont le rouge carmin contraste bien avec la végétation des alentours. Le pont traverse la rivière Huangma, qui elle aussi va aller rejoindre la rivière Lakulaku en se tortillant.

Après le pont, je réalise l’heure qu’il est, et il va me falloir faire demi-tour. Si proche du but, bordel ! Il me reste à peine 3,6 km à parcourir avant d’atteindre mon but. Mais même en courant (non mais ça va pas la tête), je risque de rater l’apéro avec les prêtres. Je pèse mes options et décide finalement de rebrousser chemin. Je viens quand même de parcourir 10 km de sentier (même si c’est majoritairement plat sur la fin) dans une atmosphère enchanteresse, et j’ai promis à mon hôte de Couchsurfing d’être à l’heure pour le fameux apéro du lundi soir. Je coupe la poire en deux et je fais demi-tour.

Ca me donnera une bonne raison de revenir un jour passer la nuit dans le Walami Cabin, tiens.


QUELQUES EXPERIENCES A FAIRE A YULI 

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  • UNE BALADE LE LONG DE LA RIVIERE LAKULAKU

On la voit depuis le Walami, la rivière Lakulaku qui serpente entre les montagnes. Plusieurs routes et chemins de terre suivent son tracé, et par beau temps, c’est un spot incroyable pour se baigner (au moins les pieds).


  • ANTONG HOT SPRINGS

La région est célèbre pour ses hot springs, ses sources d’eau chaude. L’eau peut y être très chaude -jusqu’à 66°C !- et l’on peut choisir entre des sources extérieures dans un cadre enchanteur ou des sources intérieures, à la mode japonaise des onsen.  L’eau y est supposée guérir les blessures ainsi que les problèmes digestifs. Une escapade parfaite après le Walami Trail !


  • UNE BALADE A VELO JUSQU’A DONGLI

Yuli s’explore facilement à vélo, il y a quelques pistes cyclables, notamment une qui mène à Dongli, le village d’à côté en passant par Antong, le long d’une ancienne voie ferrée. On traverse même le croisement des plaques tectoniques Eurasiennes et de la mer des Philippines. Au bout de la piste, une ancienne gare ferroviaire est transformée en étape de cyclistes.


  • LA VIEILLE MAISON HAKKA DE DONGLI

Cette jolie maison hakka est vieille de presque 100 ans ! C’est une des plus vieilles maisons de Taiwan, qui appartient à la famille Qiu, et on peut y apercevoir de nombreuses sculptures en bois ainsi qu’un ancien cabinet de médecine traditionnelle chinoise à l’intérieur. La visite est gratuite, bien que malheureusement non disponible en Anglais.


  • LE MEILLEUR STINKY TOFU DE TAIWAN

Si tu comptes passer une ou deux nuits à Yuli lors de ta balade sur le Walami, je te conseille d’aller essayer le meilleur Stinky Tofu de tout Taiwan. Et oui, j’te jure, j’en ai jamais mangé d’aussi bon. Il y a la queue devant le restaurant tous les soirs, et gare à toi si tu comptes manger sur place : tu vas suer le tofu puant par tous les pores de tes vêtements, de ta peau et de tes cheveux après.

  • 玉里橋頭臭豆腐 – Yuli Bridge Stinky Tofu, No. 15, Minquan Street, Yuli Township, Hualien County, 981

  • L’EGLISE CATHOLIQUE DE YULI

Je ne suis pas quelqu’un de religieux, bien que, quelque part toutes les religions attisent ma curiosité, ne serait-ce que des points de vue historiques ou culturels. Mais voilà, la religion catholique je connais, j’ai baigné dedans, et merci, mais non merci. Mais alors, comment je me suis retrouvée à prendre l’apéro avec les pères Yves et Maurice alors après ma journée exaltante sur le Walami ? Disons que j’ai (encore) eue une expérience de Couchsurfing quelque peu inhabituelle. Je me suis retrouvée à loger chez Damien, un français vivant à Taiwan, et travaillant à l’Eglise de Yuli. Damien m’introduit donc à cette fameuse église, fameuse oui, parce que quand j’ai commencé à faire quelques recherches, il semble bien que les actions du père Yves Moal traversent les océans.

Deux pères missionnaires français vivent à Yuli, donc, les pères Maurice Poinsot (arrivé à Taiwan en 1959) et Yves Moal (arrivé à Taiwan en 1966). Alors que le premier s’intéresse de près aux différents langages de ses paroissiens (Chinois, Taïwanais, Hakka, Amis), rédigeant même un dictionnaire Amis/Français devenu depuis un ouvrage de référence en la matière, le deuxième a été surnommé par les médias ‘le prêtre des ordures’. En effet, le père Yves aide les personnes en difficultés (chômeurs, handicapés, sans-abris, ex-taulards, etc.) à se réinsérer dans la société par le biais du recyclage. Il se fait un point d’honneur à accueillir quiconque dans le besoin dans son église, même les voyageurs de passage.

Récemment, Damien m’expliquait qu’il avait payé un billet de train à un voyageur néerlandais qui avait mal géré ses finances en voyage et l’avait hébergé quelques jours. En fait, si t’as du temps à donner pour les (nombreux) projets du père Yves, tu trouveras à l’Eglise de Yuli un homme énergique et d’une générosité sans limite. Même que t’auras peut-être la chance de crécher dans l’Eglise et de partager l’apéro avec toute l’équipe. L’Eglise est ouverte à quiconque en ressent le besoin, pour se reposer, pour prier, pour manger, pour étudier (il y a une bibliothèque plutôt conséquente sur les lieux). D’ailleurs, lorsque Damien m’hébergeait, il hébergeait aussi une autre Couchsurfeuse, Sylvia, qui dormait à l’Eglise pour me laisser de la place. Paie ton Couchsurfing dans une Eglise, quoi.


  • PASSER LA NUIT A YULI : LE BLISS INN 1719

Le jour où j’ai rencontré Joan, je prenais le train jusque Taitung. C’était au moins 6 mois après mon escapade sur le Walami Trail. Elle me racontait que pour elle c’était un grand jour : le jour de l’ouverture de son hostel à Yuli, le Bliss Inn 1719. Je l’encourageais, lui dévoilant mes fantasmes d’accueillir à mon tour des voyageurs sous mon toit, de transformer une maison en auberge de jeunesse un jour. Pour elle, j’étais sa première cliente symbolique. Mais il m’a fallu quelques mois à nouveau avant de pouvoir retourner à Yuli… Et j’ai découvert là un hostel plein de charme, très confortable et convivial, avec une Joan tout sourire qui connait évidemment les endroits à ne pas manquer dans la région ! Elle possède d’ailleurs une petite collection de jeux de société, et pour une férue de jeux de société comme moi, ce petit détail m’a définitivement conquise – en plus de la terrasse immense sur le toit qui donne une vue à 360° sur la ville. C’est aussi pour ce genre de belles surprises qu’il faut se laisser aller à parler aux inconnus.


Je repars vers Hualien avec des vues panoramiques de folie dans la tête. Passée ma déception de n’avoir pas pu passer la nuit dans la Walami Cabin (merci les typhons, merci les travaux, merci mon timing pourri), j’aurais jamais imaginé vivre une expérience de Couchsurfing aussi originale grâce à Damien, Sylvia et les pères Yves et Maurice.

Même si j’ai pas pu finir les derniers 3,6 km jusqu’à la Walami Cabin – parce qu’un apéro au presbytère m’attendait- j’ai rebroussé chemin en sautillant, toute fière de mes kilomètres parcourus, et complètement euphorique de ces paysages rencontrés.

J’aime Taiwan plus que jamais à ce moment-là, pour ses forêts, ses rivières, ses cascades, ses ponts suspendus. Et surtout pour ses expériences plus qu’insolites.

 


WALAMI TRAIL – ENTRE CASCADES ET PONTS SUSPENDUS DANS LE YUSHAN
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