AUCKLAND DAYTRIP #3 – L’ÎLE DE RANGITOTO


Plus j’en lisais sur l’île de Rangitoto, plus cela m’intriguait.

La plus jeune île volcanique de la région. Qui signifie « Bloody Sky » en Maori. Des plages de sable noir. La plus grande forêt de Pohutakawa du monde. Déserte, puisque plus personne n’y habite. Déclarée « Predator Free » en 2011 pour encourager la prolifération d’espèces endémiques d’oiseaux.

Tout ça à 20 minutes de ferry d’Auckland. 

Bien sûr qu’il fallait que j’aille barouder sur Rangitoto!

(Read this post in English, baby!)



Sur Rangitoto, pas de magasins, pas de sources d’eau, à peine quelques toilettes sèches. Il faut venir préparé, avoir empaqueté son sandwich, amener des gourdes d’eau (et de thé), et prévoir un équipement pour tous type de temps (parce qu’ici on passe du grand soleil à la pluie glaciale en moins d’un quart d’heure, donc faut bien mettre dans son sac à dos les lunettes de soleil, la crème solaire, la veste de pluie et les gants, quoi!)

C’est mon premier vrai trip de Baroudeuse en carton. Je compte faire le grand tour de l’île, par la côte ouest, conseillé par un compatriote du Verandahs Backpacker, afin de voir la plage de Mackenzie Bay.

    • Du port à la plage : 1h30 de marche.
    • De la plage au sommet du volcan : 1h20.
    • Le tour du sommet : 20 min.
    • Du sommet aux caves de lave : 35 min.
  • Du sommet au port : 1h.

En tout, plus de 4h de marche. Et mon temps est compté puisque le dernier ferry part à 16h, il ne faut donc pas le louper.

J’arrive sur l’île vers 10h. C’est plus que faisable, non ?



En partant du port, je tombe sur de jolies maisons, des « baches », des demeures historiques de vacances construites dans les années 1920’s et 30’s. Puis je me perds dans la Kowhai Grove, avant de marcher pendant une heure et demie dans un désert de roches volcaniques, toute seule. Vraiment.

Pendant une heure et demie, je n’ai croisé personne, j’ai à peine aperçu des gens devant moi. J’étais littéralement seule au monde. A marcher dans ce paysage irréel.



Juste avant Mackenzie Bay, je découvre une succession de petites plages isolées. L’endroit est magique pour une pause-thé ! J’arrive à Mackenzie Bay au moment où le car de touriste s’en va, le timing est parfait.

J’enlève mes chaussures sur le sable noir et je fonce dans l’eau ! Elle est fraîche, mais moins qu’à Waiheke. Je patauge, mange mon sandwich. Je salue un vieux qui se pose pas loin de moi pour sa pause déjeuner.



C’est ce que je découvrirai lors de mes balades en Nouvelle Zélande (et ailleurs): on se croise, on se dit bonjour, on se sourit, on se parle, on fait connaissance. J’ai pas connu plus bisounours depuis le Canada.

Je patauge, je patauge, je prends tant bien que mal des selfies dans la mer (pour le plus grand plaisir de ma meilleure amie CynthiaKaiser) en posant mon appareil sur des rochers, mais dans tout ça j’en oublie presque mon timing. Il est quelle heure déjà ?



Bon. Il est plus que temps de dire adieu à cette plage de rêve. Je serais presque en retard si je veux attraper le ferry à temps. Je commence même un peu à flipper alors j’accélère. Le chemin commence à monter, j’approche doucement du sommet. Je commence à m’essouffler. Arrêter de fumer c’est bien, mais j’ai pas encore retrouvé des poumons potables !

Arrivée en en haut, la vie est incroyable, imprenable, j’en suis insatiable (rythme ternaire et rimes en –able, j’ai pas fait d’études littéraires pour rien, bro !). Le cône volcanique est moins fou qu’à Mont Eden, mais bordel j’aimerais bien faire des roulades dedans !



Le sommet est surpeuplé par contre, ce qui commence à me déplaire.  Après ces 4 heures passées seule, je me sens clairement oppressée. Je décide de repartir rapidement, et d’aller faire un tour aux Lava Caves. Sur le chemin je rencontre quelques français qui me diront “bonjour!” (ils ont dû voir mon sac Quechua j’imagine) ainsi que Kim et Matt que je finis par guider dans les Lava Caves avec ma lampe frontale -ils n’ont pas emmené de lampes avec eux. Ils m’apprennent quelques rudiments de slang kiwi (l’argot, et les expressions courantes néo zélandaises) comme « Sweet as, bro », « Chur, bro » ou encore le bienvenu en Maori « Kia Ora ! ».

Nous faisons le chemin de retour ensemble, et j’attrape le ferry à temps avec un gros pincement au cœur.



Rangitoto, je suis clairement tombée amoureuse de toi et de tes pierres volcaniques.

Encore une fois, je me promets de revenir, afin d’explorer Motutapu Island qui est reliée à Rangitoto par un pont, sur la côte est.

Il me reste une année de Nouvelle-Zélande, c’est une promesse facile à tenir, non?

(Spoiler: Je ne suis jamais retournée sur Rangitoto)



Y ALLER: Rangitoto IslandFerries depuis le port d’Auckland tous les matins.


AUCKLAND DAYTRIP #3 – L’ÎLE DE RANGITOTO
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3 thoughts on “AUCKLAND DAYTRIP #3 – L’ÎLE DE RANGITOTO

  • 27 August 2015 at 4 h 05 min
    Permalink

    Bravo pour ton selfie dans la mer, il est parfait ! 😉

    Et trop cool, y’a des clémentines là bas !!!!! :p

    Reply
    • 31 August 2015 at 13 h 18 min
      Permalink

      C’est l’hiver, et du coup, la saison des clémentines 😛 C’est pas parfait, ça?!

      Reply
  • 27 March 2016 at 6 h 24 min
    Permalink

    Longue vie aux rimes en -able et en -ible, les meilleures

    Reply

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