J’y étais!

SAIGON EXPRESS

SAIGON EXPRESS

Il m’embarque sur sa mobylette pour me montrer la ville. Je me prends le Vietnam, je me prends Ho Chi Minh dans la figure ! Quand j’arrive dans un nouveau pays, c’est toujours un peu le choc culturel, j’essaie de saisir le sens, la direction, le mouvement des vies, des peuples. Ce n’est pas tant une surprise puisque j’ai lu sur le Vietnam, j’en ai vu des films, des photos.
Mais là, sur la mobylette d’Alessio, c’est une toute autre histoire : j’expérimente le Vietnam à travers une palette complexe de sensations.

WALAMI TRAIL – ENTRE CASCADES ET PONTS SUSPENDUS DANS LE YUSHAN

WALAMI TRAIL – ENTRE CASCADES ET PONTS SUSPENDUS DANS LE YUSHAN

On m’informe plusieurs fois sur les dangers que représentent les ours en chemin (mais aussi les serpents, les guêpes, les sangsues, et les chutes de rochers), et ça commence à me déstabiliser sévère ces histoires, à tel point que je me une frayeur de ouf à sursauter au passage… d’un oiseau. Paie ta sueur froide suivie d’un gros fou rire.

POURQUOI TU DEVRAIS PARLER AUX INCONNUS #6 – LE WORLD INN

POURQUOI TU DEVRAIS PARLER AUX INCONNUS #6 – LE WORLD INN

Un peu comme une famille, on prenait soin les uns des autres. On cuisinait ensemble après le travail. Emma m’aidait à séparer le blanc des jaunes pour la mousse au chocolat. Vincent m’aidait à acheter des billets de train à la machine du Family Mart où tout est écrit en Chinois. J’allais nager avec Emma à Notre Plage. Je dormais avec Vincent au 7/11 de Luye pour aller voir les montgolfières.

POURQUOI TU DEVRAIS PARLER AUX INCONNUS #5 – C’ETAIT NOTRE PLAGE

POURQUOI TU DEVRAIS PARLER AUX INCONNUS #5 – C’ETAIT NOTRE PLAGE

J’me rappellerais toujours de la première fois où elle m’a emmenée à notre plage. C’était sa plage à elle d’abord, le spot qu’Emma avait choisi pour aller nager presque tous les jours, rencontrant des pêcheurs sur son chemin. Je la suivais alors qu’elle fonçait sur son vélo, essayant de mémoriser chaque rue et chaque virage, et je me suis retrouvée un peu perplexe en arrivant. C’était pas une plage de sable. C’était une plage de rochers, de galets, avec pas mal de déchets en plus. Mais c’était extraordinaire d’avoir la chance d’aller nager dans l’Océan tous les jours. Ouais, c’est comme ça que je me sentais dans les vagues : chanceuse.

UN MOIS A TAIPEI

UN MOIS A TAIPEI

J’ai vécu un mois à Taipei, en faisant du HelpX dans un hostel principalement, ce qui me permettait de ne pas payer pour mon hébergement et d’avoir mes aprèms de libres pour visiter et apprivoiser ce nouveau pays. C’est assez difficile de parler de Taipei, d’en lister toutes les choses à voir et à faire, car la ville est si grande que même un mois n’était pas suffisant pour faire toute ce que j’avais prévu d’y faire. Et comme j’ai tendance à vouloir aussi ressentir ‘l’atmosphère’ d’un endroit, j’ai passé quelques après-midis à traîner dans des cafés ou des librairies, ou bien à faire du Geocaching dans les environs de Shilin – en nourrissant des hordes de moustiques au passage avec mon sang bien sucré de Française.