Mon séjour de plongée à Amed

PARENTHESE BALINAISE #3: AMED EN SOLO

Mes amies toutes parties, il me reste 5 jours d’exploration solo.

Sur un coup de tête, je décide de retourner à Amed et d’y faire du Couchsurfing. Et pourquoi pas… de la plongée sous-marine.

-Retrouvez mes aventures balinaises ICI !-

(Read this post in English, baby!)

Amed

Me voilà de retour à Amed, sur la côte ouest de Bali où j’ai décidé de séjourner en Couchsurfing. Jusqu’à présent ce moyen de voyager a été une expérience des plus intéressantes au Japon et en Nouvelle Zélande!


COUCHSURFING A AMED

Amed

A. est instructeur de plongée vivant à Bali depuis 7 ans, ça promet d’être intéressant. On discute même d’un prix pour que je puisse passer le certificat PADI Open Water. Lorsque j’arrive là-bas Andrew et sa copine R. m’accueillent et m’emmènent dans les rizières déguster une bière et regarder le coucher du soleil.

En fait, j’apprends vite que R. n’est plus la compagne d’A., même s’ils vivent encore ensemble. Ils étaient ensemble depuis un bail, et là ils viennent de se séparer. Apparemment A. a rencontré quelqu’un d’autre. Apparemment R. l’avait trompé. Je commence à déchanter, l’ambiance est très très tendue. L’orage est dans l’air, les piques fusent, et moi je suis au milieu comme une enfant qui n’a absolument aucune envie de prendre parti (salut moi je suis la gentille couchsurfeuse qui voulait juste rencontrer des gens sympas) mais à qui l’on demande clairement son avis (non mais tu trouves pas que c’est un connard, dis ?). Moi je dis trop rien, et je hurle dedans.

Agung & la mer

On va tous manger au restaurant au bord de la plage, et j’y retrouve Diana, l’allemande croisée à Lovina. Je suis contente qu’elle soit avec moi car la soirée prend une tournure improbable, entre l’ex couple qui s’envoie des piques puis A. et la pote de R. qui rentrent dans un débat houleux sur la place des femmes dans la société balinaise (qui soit dit en passant et pour la faire courte, n’est pas très envieuse). Le débat est intéressant, mais a le don de bien remuer mon sentiment d’inconfort. Et c’est pire en rentrant, où, l’alcool aidant, j’assiste à leurs prises de bec. Je me couche sonnée avec qu’une seule envie : m’échapper. Sans mentionner que ce jour-là j’ai clairement et officiellement recommencé à fumer (à l’heure où j’écris ces lignes, rassures-toi, j’ai encore arrêté) et comme un bon gros pompier bien stressé en prime. Genre comme au bon vieux temps. A ce moment, je me dégoûte, je me sens perdue (ça c’est ma spécialité), je veux rentrer en Nouvelle Zélande me réfugier dans ma maison à Te Anau (c’est étrange de se dire que c’est à la Nouvelle Zélande que je pense quand je désire ‘rentrer à la maison’) et m’échapper, m’enfuir en courant.

Coucher de soleil

Au petit matin, je déclare mon envie de partir. R. se sent coupable, veut à tout prix que je maintienne mes leçons de plongée avec A. (tu m’étonnes, c’est son gagne-pain). On trouve un compromis, je vais m’installer dans un homestay pas cher et je commence les leçons de plongée. Du coup, je débarque chez Kadek Homestay où j’ai ma terrasse en face de la mer, mon lit double, et petits déjeuners compris et j’enchaîne presque direct avec mes leçons de plongée pour obtenir le PADI Open Water.


LE PADI OPEN WATER C’EST QUOI ?

Les différents niveaux de certification PADI

Le PADI – Professional Association of Diving Instructors- est une association qui forme les instructeurs de plongée. Mais pas que, l’association propose des cours de plongée pour tout un chacun, que l’on veuille apprendre ou améliorer des techniques ou encore passer des niveaux de plongée. Il y a des centres PADI dans le monde entier. Bref, c’est LA communauté des plongeurs.

Open Water c’est le premier niveau de certification en plongée. Accessible dès 10 ans, c’est le cours d’apprentissage de plongée sous-marine. Il se compose traditionnellement de cours théorique (avec un méga gros bouquin et 5 vidéos qui résument le bouquin) ainsi que minimum 4 plongées. Le tout se fait en 3 jours bien complets à la fin desquels on passe un petit examen, un QCM qui reprend les points étudiés.

Dans ces cours on y apprend notamment à nommer, comprendre et entretenir le matériel de plongée, du masque au CBD, en passant par la combinaison, les palmes, les bouteilles, etc. Et surtout… A plonger. Respirer sous l’eau (quelle sensation exquise !), se mouvoir, égaliser, communiquer avec des signes, enlever et remettre son masque sous l’eau, échanger son régulateur d’air avec quelqu’un d’autre sans paniquer, utiliser une boussole sous l’eau pour se repérer, enlever sa veste & sa bouteille et la remettre à 8m de profondeur sans broncher et savoir comment la remettre, apprendre la phrase type ‘Bruce Willis Ruins All Films’ pour se rappeler de vérifier le BCD, Weight, Release, Air & Final Check de son partenaire avant chaque plongée, s’entrainer aux remontées d’urgence, trouver la bonne flottaison pour être neutre et se mouvoir parfaitement sans utiliser trop ses membres, ni respirer comme une tarée, calculer ce qu’il te reste de nitrogène dans le corps pour savoir combien de temps tu peux rester sous l’eau pour ta prochaine plongée…

Et. Contempler. Apprendre à regarder. Tout autour de toi. Ne pas faire de mouvements brusques pour ne pas effrayer ou abîmer la flore et la faune marine.

Le certificat Open Water te permet ensuite de plonger jusqu’à 18 mètres, en solo. Evidemment, il est rare d’avoir l’assurance suffisante et le matériel pour ensuite effectuer de telles plongées, mais quand on y pense, ouais, mec, je peux aller plonger seule comme une grande jusqu’à 18 mètres si je veux (si j’ai les moyens aussi.)


SOUS L’OCEAN

En tenue!

J’aimerais ouvrir mon cerveau pour vous puissiez y contempler les spectacles que j’avais sous les yeux. Des stingrays, des requins, des tortues de mer, des poissons fou-fou aux noms exotiques comme parrot fish, ribbon eel, mantis peacok shrimp, sea cucumber, etc. Après chaque plongée, A. me montre les poissons que nous avons vus dans son dictionnaire des poissons (je veux un dictionnaire des poissons pour Noël), et je note tous ces noms consciencieusement dans mon journal de plongée. Evidemment c’est en anglais comme tous mes cours d’ailleurs – j’en retire une certaine fierté quand même, j’ai appris des termes et des notions plutôt pas évidentes pour mon esprit anti-scientifique… en anglais.

Les journées sont épuisantes, deux plongées par jour, des vidéos à regarder entre chaque, et le soir je révise mon manuel attablée au restaurant. Je réapprends à vivre seule, je révise seule, je dîne seule, je me balade seule. Mes seules interactions sociales sont avec A., qui est d’ailleurs peu loquace quand il n’est pas en train de m’enseigner quelque chose.

Pour ma dernière plongée, après avoir passé mon examen haut la main (WOOP WOOP !), A. m’emmène ENFIN à l’épave de l’USS Liberty, la célèbre épave qui fait venir ici les plongeurs du monde entier. L’USS Liberty était un cargo américain qui s’est fait torpillé par les japonais pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il fût ramené au large de Tulamben, sur la plage. Je crois même qu’il n’y a eu aucune victime. Malchance, lors de l’éruption du Mt Agung en 1963, le bateau a en quelques sortes glissé vers l’océan, où il réside actuellement depuis, à une profondeur allant de 3 à 29 mètres. Le site est tout bonnement incroyable.

Ca papillonne de vie sous-marine, les coraux sont éclatants et ont recouverts l’épave ! Là, vraiment, je sens que je peux me mouvoir en 3 dimensions, je flotte au milieu du haut et du bas, et il y a de la merveille partout. Des barracuddas, des triggerfish, des tortues, des stingrays, des lionfish, clownfish, scorpionfish, pufferfish, ça éclate de couleurs, c’est un tableau mouvant.

Certifiée plongeuse!

LES RIZIERES

Balade matinale

Le dernier jour, très tôt au petit matin pour profiter de la fraîcheur matinale, A. m’emmène sur son scooter jusqu’à un sentier dans les rizières pour aller se balader dans la forêt.

A. m’explique que jusqu’à récemment certains de ces villages dans les montagnes n’avaient pas accès ni à l’électricité, ni à l’eau courante. La plupart n’ont pas d’emploi, ils vivent trop loin de la ville. C’est le choc culturel, tu vois. A quelques kilomètres il y a des hôtels tout confort pour les touristes.

On grimpe un peu et puis arrivés en haut, la vue est époustouflante sur Agung, les rizières environnantes et la mer. C’est tellement paisible ici.

Agung

Je peux dire au revoir à Bali, sereinement. J’y ai fait plus encore que ce que j’imaginais, je m’y suis dépassée. Bali terre de contradictions, de contrastes, et d’au-revoir. J’ai à la fois adoré et détesté Bali et c’est la première fois que je découvre cette sensation lors de mes voyages.

Bali, tu restes une énigme. On se reverra.

Au revoir & Merci !

Y ALLER :

HAPPY MANGO TREE, Jalan Bisma No.27, Ubud

UBUD PURI LUKISAN, Jl. Raya Ubud, Ubud

KADEK HOMESTAY AMED, Purwakerti, Abang, Karangasem, Amed

GREEN LEAF CAFE, JL Raya Jemuluk, Amed

USS LIBERTY SHIPWRECK

PADI

Mon séjour de plongée à Amed
Tagged on:                                                                 

3 thoughts on “Mon séjour de plongée à Amed

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *