Northland Roadtrip #5 – Le jour où l’on a failli rester coincées derrière une barrière

Ce matin-là, on se réveille encore dans un backpacker super méga cool, The Pickled Parrot, à Paihia cette fois.

Paihia c’est un peu la cité balnéaire du Northland, de là on part faire des croisières, des tours en hélicoptère, de la plongée sous-marine, du surf, du kayak, etc. Il n’y a qu’à voir tous ces hôtels qui bordent la plage et l’on sent bien le poids de l’industrie touristique ici. Du moins en été.

La meilleure photo du monde.
La meilleure photo du monde.

Ce matin-là, on se réveille encore dans un backpacker super méga cool : The Pickled Parrot, à Paihia cette fois. Paihia c’est un peu la cité balnéaire du Northland. De là partent les croisières, les tours en hélicoptère, et les activités comme la plongée sous-marine, le surf, le kayak, etc. Il n’y a qu’à voir tous ces hôtels qui bordent la plage et l’on sent bien le poids de l’industrie touristique ici. Du moins en été.

Mais aujourd’hui, nous allons bouder Paihia et aller directement à Waitangi, juste à côté, et plus particulièrement aux Waitangi Treaty Grounds, les terres d’origine du traité de Waitangi. Ce traité a été signé le 6 février 1840, à Waitangi donc, entre les représentants de la Couronne Britannique et les représentants des tribus Maoris de l’Île du Nord. A l’origine ce traité a été signé pour unifier les peuples maoris et anglais contre une probable invasion d’autres nations européennes. Le traité garantit la souveraineté de la Couronne Britannique en Nouvelle Zélande, reconnaît le droit de propriété des Maoris envers leurs terres et leur garantit les même droits que tout autre sujet de la Couronne Britannique. Les Britanniques ont ainsi l’exclusivité sur l’achat des terres que les Maoris souhaiteraient leur vendre. Ce traité existe en deux exemplaires, un en anglais et un en maori. Cependant, les deux traités ne sont pas similaires et c’est ce qui a provoqué de nombreuses discordances entre maoris et anglais par la suite et a finalement mené aux guerres maories. Malgré tout, ce traité est à l’origine de la Nouvelle Zélande en tant que nation, ce qui fait de lui un document à la fois controversé mais essentiel pour comprendre l’histoire de ce pays.

Vu l’importance du document, Waitangi Treaty Grounds est donc une sorte de musée à ciel ouvert où l’on peut apprendre pleins de choses sur la naissance de la Nouvelle Zélande en tant que telle et plus particulièrement sur les Maoris. On y retrouve donc un exemplaire du plus grand canoë du monde (35 mètres), qui nécessite pas moins de 76 pagayeurs. Paraît que même la Reine (d’Angleterre) a fait un tour avec. J’assiste aussi pour la première fois à une performance culturelle maorie avec la troupe Te Pitowhenua, qui nous fait part d’une cérémonie de bienvenue maorie (très impressionnante !) devant la Marae (Meeting house, la maison commune) avant de nous inviter à assister à des chants et des jeux à l’intérieur. Les chants nous ont beaucoup émues. Même si on ne comprend pas le maori, quelque chose de très apaisant s’en dégage. On finit notre visite par un thé au Whare Waka Cafe.

Pas loin de là se trouvent les Haruru Falls, de jolies cascades. Comble du bonheur, les embruns projetés par les chutes d’eau provoquent de merveilleux arc en ciel (comme c’est souvent le cas en Nouvelle Zélande), donc forcément, avec Anaïs on est rodées à l’exercice, c’est le moment idéal pour prendre la pose. Des Haruru Falls part un petit chemin qui mène aux Waitangi Treaty Grounds en une heure et demie à peu près.

La lumière de fin de journée est –une fois n’est pas coutume- merveilleuse, et comme il paraît que les kiwis sortent à la tombée du jour, on se lance sur le chemin, en se disant qu’on fera demi-tour quand le soleil sera couché. En bonnes baroudeuses, on est équipées de lampes torches et de lampes frontales. On croise des oiseaux endémiques inconnus, des mangroves, des araignées fluorescentes, mais pas de kiwi. On les appelle pourtant. On les chante même. Sur l’air de la Star Académie. Un Deux Trois Quatre Kiwi. Rien n’y fait.

Dans la nuit noire, quand on retourne au parking, on se rend compte que LA BARRIERE EST FERMEE. Il y avait bien un panneau, là, qui disait (en anglais) que la barrière serait baissée à partir de 17h. Bienvenue en Nouvelle Zélande, où la vie s’arrête quand le soleil se couche. Bon. On fait quoi maintenant ? On appelle le numéro inscrit sur le panneau, mais forcément, personne ne répond. On envisage un instant de rentrer au Pickled Parrot à pieds.

 « – Ca prendrait quoi ? Une bonne heure, nan ?

– Et puis on aura qu’à venir la récupérer demain.

– Ah oui, mais demain on a dauphins à 10h.

– Ah ouais c’est vrai.

– Bon on fait quoi ?»

Finalement, avec nos lampes torches, on explore le parking…

– Attends deux minutes tu penses que ça pourrait passer par là ?

Le « par-là » étant un slalom entre quelques arbres et une table de pique-nique du côté gauche de la fameuse barrière.

– La pente, là, elle est pas trop raide ?

Ok. « Serendipity » hein. Qui ne tente rien n’a rien. Sueurs froides. Je joue au « plus à droite, plus à gauche, doucement, ça passe, freine, oui c’est bon, doucement » avec ma lampe torche pendant qu’Anaïs se démène au volant de la voiture qu’elle a empruntée à sa famille d’accueil.


En bonnes baroudeuses en carton qui se respectent, ça passe. Non sans peur, évidemment.

Après cette journée riche en émotions, on espère bien pouvoir nager avec les dauphins le lendemain ! On s’endort rêveuses…

A suivre.

Y ALLER : Waitangi Treaty Grounds, Tau Henare Drive, Paihia. Entrée + Visite guidée + Performance culturelle : 30$ (Tarif Backpacker)

Haruru Falls, Paihia

Pickled Parrot (BBH), Greys Lane, Paihia

MIEUX COMPRENDRE LE TRAITE DE WAITANGI : All about the Treaty

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