MAMAN! JE ME SUIS FAITE TATOUER EN NOUVELLE-ZÉLANDE!


Maman! Maman!

Ce matin, aujourd’hui j’ai fait un truc fou…!

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Maman!

Ce matin, aujourd’hui j’ai fait un truc fou.

Fou comme le jour où j’ai décidé de tout claquer, tout vendre et passer un an en Nouvelle Zélande.

Fou comme la plongée sous marine dans une épave, une croisière dans les fjords, nager avec des tortues de mer, voir une aurore australe, apercevoir des dauphins faire des saltos, s’allonger dans une grotte pour contempler des glow worms.

Fou comme vivre un an sans maison. Faire du stop, du couchsurfing.

Fou comme 10 jours au Japon.

Maman, ça faisait mal, mais pas tant que ça. J’ai fermé les yeux, j’ai repensé à toutes ces belles expériences que la Nouvelle Zélande m’aura apporté. Et le picotement m’a bercée.

C’est un bout de Nouvelle Zélande, ces fleurs, ces Pohûtukawas.

Un bout de Nouvelle Zélande sous la peau. Un bout de cette folie douce que j’ai bien faite d’écouter.

J’espère que tu trouves ça joli. Je t’enverrais bientôt des photos plus précises, quand la plaie aura mieux cicatrisé.

Je t’aime. Céline.


Je le savais. Je savais que je voulais me faire tatouer avant de partir. Me faire fleurir la peau ça fait déjà des années que ça me travaille. Chez les voyageurs, c’est presque un passage obligé de se faire tatouer avant de partir. Certains se font même tatouer dans chaque pays qu’ils visitent. J’y ai pensé, et repensé.

L’occasion fait le larron, dit-on. Lorsque Flo (& Msieur Wellington) a décidé de se faire tatouer à Taupo, j’ai pris ma chance. C’est allé plutôt vite, un peu comme un coup de tête : ce sera Taupo, Heather m’enverra un croquis ce soir, j’ai rendez-vous le lendemain à 10h. Alors que je regarde Florent déguster sur la table, mes pensées vont à 10 mille kilomètres heure.

D’un coup, tu flippes. Parce que c’est pour la vie. Et si je me lassais du motif ? Et qu’est-ce que ça donnera quand je vieillirais ? Et que vont penser mes proches ? Est-ce que ce sera gênant pour rechercher du travail ? Est-ce que je vais avoir mal ?

Avec l’aide de Flo et d’Anaïs (Whats’app c’est merveilleux quand même), je balance tous mes doutes aux fougères (argentées). Je me détends, et la douleur, c’était pas si terrible. Je pensais à Anaïs et à comment nous étions allongées sur les rochers dans cette grotte de glow worms à Whangarei. A nos aventures. A toutes mes aventures. Finalement, penser à tout ça lorsqu’Heather me tatoue peau, c’est un peu comme graver tous ces souvenirs. Je ne peux pas regretter ce tatouage, finalement, comme je ne regrette rien de mon voyage. J’ai atteint un moment de sérénité, au bord de l’assoupissement. Le dermographe vibrait contre ma peau et ça me berçait.

Au début, il m’a fallu une petite journée d’adaptation. Maintenant, c’est comme s’il avait toujours été là, ce tatouage. Il fait partie de moi comme n’importe quel grain de beauté.


“Comment peut-on regretter d’avoir vécu ?” me lançait Anaïs.

Je comprends mieux maintenant.


SE FAIRE TATOUER A TAUPO:

CASPER COBBOLD TATTOO1/57 Tongariro St, Taupo


LA SECURITE AVANT TOUT:

  • On le dira jamais assez, vérifie les conditions hygiéniques de ton tatoueur.
  • N’hésite pas à poser des questions, même si elles te semblent cons. Ton tatoueur est ton ami. (Et c’est un professionnel aussi.)
  • C’est mieux d’être sûr de ton coup. Celui-là c’est pas comme dans les Malabar. Il s’enlèvera pas.
  • Un tatouage, ce sont des aiguilles qui vont injecter de l’encre dans ta peau. Entre le derme et l’épiderme. Les aiguilles ça peut faire mal. Prépare toi à encaisser la douleur ou à ronfler comme un bienheureux sur la table, c’est selon – ou bien prépare-toi à alterner ces deux états en moins de temps qu’il n’en faut pour dire Ouille!


ENTRETENIR SON TATOUAGE TOUT EN ETANT UN BAROUDEUR:

  • C’est quand même vachement mieux si tu choisis un endroit qui va pas rentrer en contact avec ton sac à dos. Ou alors tu te prépares à rester coincé dans un endroit tout le temps de ta cicatrisation.
  • Un tatouage ça s’entretient. Tout backpacker que tu es, va falloir avoir accès à de l’eau chaude pour les prochains jours afin de nettoyer tout ça. Alors, tu bookes tes nuits dans des backpackers, mec. Oublie le camping dans ta caisse pour quelques jours.
  • Comme les deux/trois premiers jours tu vas devoir le nettoyer régulièrement et l’enrouler de cellophane, prévois le coup pour acheter du film alimentaire au Pack’N’Save. Et sache que parfois, dans les bibliothèques et les stations essence il y a de l’eau chaude. Sinon, opte pour le resto/café.
  • Nettoyer ton tatouage avec du savon doux, au Ph neutre de préférence.
  • Ton tatouage n’aime ni l’eau, ni le soleil. C’est pas le moment de partir à Bali.
  • Si tu bosses dans un environnement poussiéreux, sale, ensoleillé, (si tu fais du picking quoi) bref si tu squattes un environnement nocif pour ton tatouage, couvre-le avec du cello même passé les deux/trois jours de dégorgeage d’encre et de sang. L’autre alternative: la chaussette découpée qui s’adapte parfaitement au bras et protège ton motif.
  • Les étapes dégueulasses de ta peau après le tatouage: rouge et enflé, puis tu vas dégorger de la couleur et du sang dans ton cello (bon appétit bien sûr!), ensuite tu vas peler comme un serpent, et puis ô enfer & damnation, ça va gratter. C’est bien ça veut dire que tu cicatrises. Mais gare à toi, si tu grattes, tu risques d’abîmer ton précieux. Alors c’est comme avec les piqûres de bloody sandflies, tu vas devoir te persuader bien fort de NE PAS TE GRATOUILLER. Même la nuit.
  • Je conseille A FOND LES BALLONS la crème Hustle Butter Deluxe de Richie Bulldog qui sent bon la coco.


 

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