Je pense donc je fuis

POURQUOI TU DEVRAIS PARLER AUX INCONNUS #3

POURQUOI TU DEVRAIS PARLER AUX INCONNUS #3

Un jour, j’ai même reçu une carte postale du Japon, ma première. De Noriko, une maman japonaise. C’était une carte de Nausicaa et la Vallée du vent (cet anime du Studio Ghibli, à voir immédiatement.) Il en fallait pas plus pour sceller le début d’une amitié épistolaire entre la pauvre chômeuse française de 27 ans que j’étais et cette maman au foyer Japonaise joueuse de Ukulélé.

UN JARDIN EN ANJOU – RETOUR AUX SOURCES

UN JARDIN EN ANJOU – RETOUR AUX SOURCES

On essayait de faire le calcul dans la voiture. Depuis combien d’années n’y avais-je pas mis les pieds ? 5 ans ? 7 ans ? Les années défilent à une vitesse. Et c’est loin l’Anjou depuis l’Alsace. Enfin, c’est comme ça que je l’avais toujours considéré. Est-ce que ça te change ta notion d’espace et de temps de prendre le temps de découvrir en long, en large et en travers un pays comme la Nouvelle-Zélande sur une année ?

POURQUOI TU DEVRAIS PARLER AUX INCONNUS #2

POURQUOI TU DEVRAIS PARLER AUX INCONNUS #2

J’éclate de rire et je lui parle de paysages de Nouvelle-Zélande, de la facilité des choses une fois qu’on se décide. Il me parle de Londres, d’Egypte, de ces petits rêves qui sont dans les coins de sa tête. Il est un peu éméché, je le vois bien, Jason, à confier ses rêves à la première inconnue rencontrée dans la rue.

POURQUOI TU DEVRAIS PARLER AUX INCONNUS #1

POURQUOI TU DEVRAIS PARLER AUX INCONNUS #1

Je suis un peu nerveuse, je commence à penser que l’entreprise de Teiichi ne va pas être gratuite. Ils ont quoi en tête les japonais ? Rêvent-ils de blondasses dans leurs fantasmes hentai ? Il me présente à Hamachan, me fait poser Monster dans l’arrière-boutique, se présente un peu. Il bosse dans l’édition et comme le veut la tradition il me donne sa carte de visite. Il est beaucoup au téléphone, il semble contacter des gens pour me trouver un endroit où dormir. Il me dit de me détendre, il s’en va faire des recherches. C’est quoi ce plan ?

DE LA GALÈRE D’ÊTRE BILINGUE (ou tout du moins d’essayer.)

DE LA GALÈRE D’ÊTRE BILINGUE (ou tout du moins d’essayer.)

Très vite je me suis mise à penser en anglais, et rêver en anglais. Pas tout le temps, même que parfois ma tête mélangeait les deux, de manière tout à fait fluide et ordonnée, et compréhensible. Ma voix intérieure avait intégré cette langue tout naturellement. Et de l’entendre parlée autour de moi, tous les jours, et parfois sans discontinuer (veuillez comprendre sans intervention française quelle qu’elle soit pendant un long moment) a amené ma (mes) voix intérieure(s) à me causer en Anglais. Ça aurait pu ressembler à un vrai brouhaha vu de l’extérieur, mais ces voix intérieures se sont imposées naturellement et sans forcer.