Author: Céline

Ex-libraire, boulimique d’images et de rêveries en papier.
Reconvertie en agent de voyages adepte de Power Points de présentations de nouveaux horizons.
Reconvertie en apprentie baroudeuse.

C’ETAIT NOTRE PLAGE

C’ETAIT NOTRE PLAGE

J’me rappellerais toujours de la première fois où elle m’a emmenée à notre plage. C’était sa plage à elle d’abord, le spot qu’Emma avait choisi pour aller nager presque tous les jours, rencontrant des pêcheurs sur son chemin. Je la suivais alors qu’elle fonçait sur son vélo, essayant de mémoriser chaque rue et chaque virage, et je me suis retrouvée un peu perplexe en arrivant. C’était pas une plage de sable. C’était une plage de rochers, de galets, avec pas mal de déchets en plus. Mais c’était extraordinaire d’avoir la chance d’aller nager dans l’Océan tous les jours. Ouais, c’est comme ça que je me sentais dans les vagues : chanceuse.

LES TRAINS SONT FAITS POUR PLEURER

LES TRAINS SONT FAITS POUR PLEURER

Je voulais plus de nature, je voulais plus d’aventures, et je m’étais décidée à quitter Taipei et partir pour l’Est de Taïwan. Mon plan, passer deux semaines à Hualien pour pouvoir explorer le Parc National de Taroko et les environs, puis faire doucement mon chemin vers le Sud.

Sauf que, toi-même tu sais, je suis plutôt nulle en ce qui concerne les plans.

TAROKO NATIONAL PARK : GUIDE DE BAROUDEUSE EN CARTON

TAROKO NATIONAL PARK : GUIDE DE BAROUDEUSE EN CARTON

Quand je me suis mise en route pour Hualien depuis Taipei, c’était principalement parce que je voulais plus de nature, plus de paysages majestueux, et soyons honnêtes : je voulais faire des randonnées. J’imagine que c’est pour cela que je suis instantanément tombée amoureuse du Parc National de Taroko (et de tout Hualien County en fait).

LA CABANE DE TRISTESSE

LA CABANE DE TRISTESSE

Malheureusement, et même en voyage, il y a un endroit que je trimballe toujours avec moi : ma cabane de tristesse.
Jusqu’à récemment, elle n’avait pas de nom, c’était même pas une cabane en fait. Sans forme précise. Mais ça a toujours été là d’aussi loin que je m’en souvienne. C’était juste un endroit un peu sombre où j’allais me réfugier des fois, sans vraiment savoir pourquoi ni comment.

LES HEMEROCALLES DE LIUSHISHI SHAN

LES HEMEROCALLES DE LIUSHISHI SHAN

Les montagnes et collines sont alors recouvertes d’un lit de fleurs oranges qui tranchent avec le bleu du ciel. On se croirait dans une peinture alors que les nuages jouent avec nous au jeu des formes improbables. Au sommet, un petit chemin est tracé au milieu des fleurs jusqu’au Forgetting Sorrow Pavilion (Wanyou Pavilion en Chinois) – le Pavillon des Soucis Oubliés. A 964 mètres d’altitude, il est dit que tous nos soucis et notre tristesse s’envolent à la vue de la mer de Daylilies qui s’étend en contrebas.