Motueka – Oamaru en 4 jours via le TranzAlpine Train

Greymouth est plutôt sympathique pour une ancienne ville minière. D’ailleurs elle fête en ce moment ses 150 ans d’existence. Je me balade en ville avant de prendre le train, à 13h45. J’ai pu déposer mon backpack à l’I-Site/Gare de Greymouth sur un tapis roulant, comme si j’allais prendre l’avion. C’est vraiment pratique de pas avoir à se trimballer ses valises avec soi.

LE DEBUT ETAIT ICI.

Oh! De la neige!
Oh! De la neige!

JOUR 3 : GREYMOUTH – CHRISTCHURCH (223 KM)

Je m’arrête à la galerie Nimmo, une galerie de photographies. A l’accueil, Catherine, m’explique en long, en large et en travers le travail de Stewart Nimmo qui photographie la Nouvelle Zélande. Je prends mon temps, j’en prends pleins les yeux, je profite de la chaleur de Catherine et puis de toutes façons il pleut dehors.

Pour mon déjeuner, je découvre un autre café super cool : le DP : One Café. Avec ses trucs, ses babioles, ses peintures, je me sens comme un poisson dans l’eau. Et mon bagel était très bon.

Bon, c’est pas tout ça, mais il est temps de prendre le train là ! Je m’installe dans mon siège et ho, surprise ! il y a une télé et des écouteurs… Tout le long du chemin je vais pouvoir écouter une douce voix féminine me raconter ce qu’il se passe dehors, où je suis, l’histoire du lieu, etc. Comme vous vous en rendez compte en me lisant, le train en Nouvelle Zélande c’est pas vraiment un moyen de transport. On le prend surtout pour le plaisir. Il va pas bien vite, mais il est confortable et permet de se déplacer dans des paysages majestueux.

A l’ouest, les montagnes sont d’un vert profond, avec ces fameux nuages accrochés aux sommets. Plus on va vers l’est, plus le paysage change. J’aperçois de la neige sur les montagnes puis le paysage devient plus sec, les montagnes plus jaunes, plus fleuries aussi. Je passe beaucoup de temps dans le dernier wagon, le « scenic wagon », sans fenêtres où c’est quand même vachement mieux pour prendre des photos. Imaginez un peu ça. Un wagon dédié au tourisme, pour prendre des photos et des vidéos. D’ailleurs, après Arthur’s Pass, lorsque le train traverse ces lacs, ces rivières, ces viaducs, le wagon photos est sur-blindé. Chacun joue des coudes pour avoir la meilleure vue, la meilleure photo.

Wow.

En tout, le voyage dure un peu plus de 4h (le train est parti avec du retard et a pris encore plus de retard en chemin). 4 heures les yeux écarquillés. C’est pas le genre de voyage où tu te poses avec un livre ou devant ton ordi, c’est pas possible parce que c’est vraiment joli dehors. Du coup, tu contemples, tu écoutes la dame dans les écouteurs et tu manges du banana cake du wagon bar.

Arrivée en gare de Christchurch, je monte à bord d’une navette qui va me déposer devant mon backpacker. La gare de Christchurch est plutôt excentrée, je n’ai pas le choix. J’arrive alors dans un charmant backpacker, dans une maison victorienne traditionnelle, le Dorset House Backpacker. Comme je check-in un peu tardivement (mais que j’ai réservé ma nuit grâce à l’I-Site de Greymouth), j’ai une enveloppe à mon nom épinglée à la réception. Dedans, ma clé, mon code wifi, le code de la porte et un plan de ville.

Comme il me reste un peu de temps avant la tombée de la nuit, je pars me balader. Je descends Victoria Street, et me retrouve devant ce qu’il reste de la Cathédrale. En effet, Christchurch a été partiellement détruite lors d’un violent séisme en février 2011. 6,3 de magnitude, plus de 160 morts. Il s’agit du tremblement de terre le plus meurtrier en Nouvelle Zélande depuis celui de Napier en 1931. Christchurch est en reconstruction depuis. C’est la ville des ruines, des travaux, des travailleurs du bâtiment. Mais du coup, c’est aussi la ville des audaces architecturales, du street art, du renouveau. J’arpente ses rues, je l’aime déjà.

Alors que je commence à écouter mon ventre qui gargouille, je tombe sur Lars. Quoi ? Qui ? JE TOMBE SUR LARS A CHRISTCHURCH ! Souvenez-vous, Lars c’est le blondinet d’Abel Tasman. J’ai quitté Abel Tasman il y a 3 jours, j’ai traversé la moitié de l’île du Sud et je tombe sur lui ? Quelles sont les chances ? On est tout aussi soufflés l’un que l’autre ! Et nos estomacs gargouillent en cadence. On se fait le Subway le plus romantique du monde dans une galerie de supermarché toute vide et on se raconte un peu nos vies.

Lars & moi
Lars & moi

La Nouvelle Zélande, cet endroit où tu te sens toujours au bout du monde, mais jamais vraiment tout seul.


JOUR 4 : CHRISTCHURCH – OAMARU (250 KM)

Canterbury Museum
Worcester Blvd

Après une nuit fabuleuse dans un lit super méga confortable, je continue mon exploration de Christchurch. Mon bus pour Oamaru est à 14h, j’ai un peu de temps. Je brave le mauvais temps pour aller aux Botanic Garden. Ils sont immenses. Je me balade dans le jardin des Azalées, dans le jardin des plantes endémiques de Nouvelle-Zélande, dans la roseraie… Et je me trouve nez-à-nez avec une cloche japonaise de la paix. Symbole de la paix mondiale par les Nations Unies, il en existe plusieurs à travers le monde. Elles sont supposées sonner en même temps deux fois par an.

Ensuite, je me balade dans Re :Start, ce quartier commerçant rénové où les boutiques se sont installées dans d’anciens containers. C’est joli et original et je m’offre une putain de bonne  pizza avec des champignons frais chez Base pour le déjeuner. Je recroise Lars (mais sérieux ?) qui me conseille d’aller voir la Cardboard Cathedral : une cathédrale faite de carton…

Suite à l’effondrement de la Cathédrale de Christchurch lors du séisme, il a fallu construire une cathédrale temporaire « en urgence ». C’est là que l’architecte japonais Shigeru Ban entre en scène. Il est habitué à travailler avec des matériaux accessibles et bon marché, et il a réalisé plusieurs édifices dans des zones sinistrées. Evidemment, la Cathédrale n’est pas UNIQUEMENT en carton, mais le mobilier, et les gros tubes qui soutiennent le plafond sont bien en carton. C’est plutôt impressionnant, et étrangement très joli.  Alors que j’ai tiré un trait sur la religion il y a plusieurs années déjà, j’aime toujours me rendre dans les lieux de culte, particulièrement lorsqu’il s’agit de vieux édifices (au Japon, par exemple, je m’en lassais pas !). Je m’y sens étrangement en sécurité. Je pense toujours à ma grand-mère dans ces cas-là : elle est très croyante, et je sais qu’elle prie pour moi tous les dimanches. J’essaie de lui rendre la pareille comme je peux en allumant des votives de temps en temps. Cette église là, au contraire, est toute neuve, mais je suis conquise par son anticonformisme.


J’ai à peine effleuré la richesse du renouveau de Christchurch. Je quitte la ville en espérant y revenir, il y a tant d’autres choses que j’aimerais y voir ! Je passe quelques 4 heures dans le bus qui me dépose à Oamaru en début de soirée. Mon voyage aura donc duré 4 jours en tout, j’aurais fait de l’auto stop deux fois, j’aurais pris le train, puis le bus, et rencontré des personnes incroyables durant mon périple.

Worcester Blvd
Worcester Blvd

Kristin m’accueille avec ses deux chiennes, Mischa et Reign. Pendant les prochains jours, je vais m’occuper de son jardin…

Y ALLER :

DP : ONE CAFE, 104 Mawhera Quay, Greymouth

NIMMO GALLERY, 102 Mackay Street, Greymouth

TRANZALPINE TRAIN, Greymouth I Site/ Railway Station, 164 Mackay St, Greymouth

DORSET HOUSE BACKPACKER (BBH), 1 Dorset St, Christchurch

RE :START, 114 Cashel Street, Christchurch

BASE PIZZAS, Re:START Mall, 107 Cashel St, Christchurch Central, Christchurch

HAGLEY PARK, 14 Riccarton Avenue, Christchurch Central, Christchurch

CHRISTCHURCH BOTANIC GARDEN, Hagkey Park South, Christchurch

CRISTCHURCH CATHEDRAL, Cathedral Square, Christchurch

“CARDBOARD” TRANSITIONNAL CATHEDRAL234 Hereford St, Christchurch Central, Christchurch

Motueka – Oamaru en 4 jours via le TranzAlpine Train

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